Il y a 220 ans, le 3 novembre 1793, Olympe de Gouges, condamnée pour ses prises de position et écrits politiques, était exécutée.
Je tiens à rendre hommage à la femme éminemment libre et avant-gardiste qui fut ce jour-là victime de la force des archaïsmes de son temps. En osant s’élever contre les normes opprimantes de l’époque pour s’engager en faveur du droit des femmes et contre toute forme de racisme, elle a ouvert la voie de l’égalité et du progrès.
Dans sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne rédigée en 1791, elle affirmait : « La femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune ». Éprise de justice, elle proposa nombre de mesures qui furent mises en œuvre des années plus tard, comme l’abolition de la peine de mort ou le droit au divorce. Son humanisme tenace, sourd aux risques et aux menaces, a posé le premier jalon d’avancées sociales pour lesquelles nous luttons encore aujourd’hui.
Il est de notre devoir d’honorer son héritage et de poursuivre son action avec courage. Pour cette raison, j’appelle de mes vœux l’entrée d’Olympe de Gouges au Panthéon. Plusieurs pétitions citoyennes portent cette volonté depuis de nombreuses années et l’Histoire doit à présent reconnaître l’étendue du legs laissé par cette femme exceptionnelle, qui a donné sa vie pour qu’un jour l’Egalité prenne sens.






