Je me réjouis que l’Assemblée nationale ait adopté aujourd’hui la loi interdisant le cumul des mandats. Par leur vote, la majorité de l'Assemblée a choisi courageusement de moderniser la vie politique française et d'améliorer le fonctionnement de la démocratie.
Pour ma part, j’ai réaffirmé mon attachement à ce principe dès septembre 2012. Je l’ai appliqué avec rigueur et détermination dans le cadre de ma campagne : tous les candidats désignés têtes de liste dans les arrondissements se sont engagés, s’ils sont élus maires, à ne pas cumuler plusieurs mandats. Et aucun député-maire ne se représente.
Je déplore le fait que les députés UMP Philippe Goujon, Claude Goasguen, respectivement maires des 15e et 16e arrondissements, et Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate à la mairie de Paris, se soient opposés à cette loi. La droite parisienne avait l'occasion de se démarquer, il n'en est rien.
En tant qu’élus, nous sommes porteurs d’un mandat confié par les citoyens. Ces derniers attendent de nous, légitimement, que nous nous consacrions entièrement à cette responsabilité majeure. Refuser d'exercer un unique mandat témoigne d’une bien piètre estime portée aux électeurs.
Philippe Goujon et Claude Goasguen seront pourtant contraints, désormais, de respecter la loi et devront choisir bientôt entre leurs mandats de maire (s'ils sont réélus) et de député. Être élu ne peut pas être qu’une ambition, cela doit être une vocation : nous sommes dès aujourd'hui en droit de nous demander quelle sera la décision de ces élus que la fonction de maire d'arrondissement ne semble pas pleinement satisfaire.





