Anne Hidalgo s'est engagée à ne pas augmenter les impôts des Parisiens

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Dans une démarche de transparence et de vérité, les directeurs de campagne d’Anne HIDALGO ont rendu publique, la note de cadrage budgétaire de son projet pour Paris, attestant que son engagement pris de ne pas augmenter les impôts des Parisiens, sera tenu. La voici :

AMBITION

Tenir les engagements de mandature que les Parisiens auront choisi est une priorité absolue. Ces engagements seront tenus grâce à l’implication quotidienne des personnels parisiens, à la mobilisation d’un tissu associatif et citoyen important, au dynamisme des forces vives de notre Ville et à l’implication de l’équipe municipale.

Malgré un contexte économique national atone, Paris conserve aujourd’hui des indicateurs favorables et nous saurons les préserver par une gestion prudente et rigoureuse, qui structurera l’ensemble des décisions que je prendrai dans le souci d’honorer le contrat avec les Parisiens.

Mon engagement constant à répondre aux besoins des Parisiens et une gestion sérieuse de nos finances, pour avoir les moyens de nos ambitions, guideront mon action. Il en va de la préservation et de la construction de l’avenir des Parisiens.

CONTEXTE

De 2001 à 2014, Paris a été géré avec beaucoup de prudence. Une politique sociale ambitieuse, une solidarité territoriale importante avec les autres collectivités franciliennes et françaises, des programmes d’investissement sans précédent : toute cette action a été conduite dans le respect de règles financières strictes.

En particulier, nous avons choisi de ne pas financer ces investissements (18 milliards d’€) par un recours immodéré à l’emprunt. Nous n’avons pas voulu léguer aux générations futures une lourde dette : on a d’ailleurs vu quelques années plus tard les conséquences désastreuses d’un endettement excessif d’un pays ou d’une ville. Nous nous réjouissons que Paris reste de très loin l’une des villes françaises les moins endettées.

Nous avons donc financé nos investissements largement par l’épargne, soutenue par une augmentation modérée des impôts. Elle a été mesurée, pour que les Parisiens restent les habitants de grandes villes les moins imposés - là aussi de très loin - de France.

Enfin, nous n’avons cessé de traquer les gaspillages (notamment en diminuant fortement les dépenses de communication et de réceptions), de rationaliser nos dépenses et de réaliser des économies.

Aujourd’hui, il faut aller encore plus loin.

PROPOSITIONS

Stabiliser les dépenses de la Ville et du Département pendant 6 ans

Cela signifie que ces dépenses n’évolueront pas plus que l’inflation. Comment ? En poursuivant le dialogue exigeant et constructif avec l’Etat pour défendre les intérêts de Paris, en continuant à moderniser l’administration municipale, en développant un état d’esprit permanent de performance et en recherchant le meilleur coût et des modalités de financement innovantes pour nos équipements.

Cette décision sera contraignante, d’autant plus que certaines dépenses continueront sans doute à croître pour des raisons étrangères aux décisions de la Ville : aides sociales obligatoires, péréquations aidant les autres collectivités, contribution à la Préfecture de Police, solidarité dans les transports franciliens, etc.

Respecter cet engagement supposera donc des décisions courageuses :

  • J’accentuerai la réduction des coûts de gestion : dépenses de communication, fonctionnement des services (fournitures, mobiliers), politique d’achat, dématérialisation, économies d’énergie…
  • Je modérerai la politique salariale en fonction des catégories, et notamment je gèlerai les plus hauts salaires de la Ville
  • J’engagerai des réformes de structure, afin d’éliminer de nombreux échelons hiérarchiques lourds et peu utiles.
  • Je concentrerai mon action sur les services aux Parisiens et le rayonnement de Paris, là où l’intervention de la collectivité locale aura une valeur ajoutée par rapport à l’Etat ou l’initiative privée
  • Je développerai des modalités de financement de l’action publique innovantes et efficaces, en lien avec des partenaires privés et institutionnels
  • J’instaurerai un dialogue budgétaire permanent avec les Parisiens dans un double esprit : la concertation en amont et le bilan en aval

Ces engagements, je suis sûre de les tenir parce que je connais bien la Ville et son fonctionnement. Prétendre - comme le fait la droite - diminuer de 15% les dépenses (soit 1 Md€) sans dire les services publics qui seront supprimés, les équipements qui seront fermés, les prestations sociales qui cesseront d’être versées, n’est pas honnête.

Afin que les engagements pris soient respectés et que les décisions prises soient appliquées, je m’impliquerai personnellement dans cet effort quotidien, en présidant moi-même un comité des réformes et du suivi du budget.

Ne pas augmenter le taux des impôts locaux

Les taux des impôts locaux n’ont été majorés que deux fois en 13 ans, depuis 2001 (2009 et 2010).

Pour la mandature 2014-2020, je prends exactement le même engagement que celui pris par Bertrand Delanoë en 2001, pour sa première mandature, et que nous avons tenu : il n’y aura pas d’augmentation du taux des impôts durant toute la mandature.

Bien entendu, nous mobiliserons des recettes nouvelles :

  • Nous continuerons à négocier durement avec les concessionnaires de la Ville, dont nous avons multiplié les redevances par 2,3 depuis 2001. Ce sera par exemple le cas pour les grandes entreprises occupant l’espace public parisien : les abris voyageurs, le réseau des antennes, la publicité, etc. J’exercerai personnellement une pression très forte sur toutes les négociations importantes, afin que les grandes entreprises qui contractent avec Paris fassent bénéficier les Parisiens d’une large part de leurs bénéfices.
  • Je souhaite développer de manière plus volontariste des financements et des modèles économiques innovants : le mécénat, mais également le micro-financement, les fonds de concours, etc.
  • Je veux développer des projets d’investissement autofinancés, c’est-à-dire apportant beaucoup à Paris et aux Parisiens, mais ne demandant pas ou peu de financements publics. Le meilleur exemple en est le projet d’aménagement en sous-sol du parvis de la Tour Eiffel.

Installer un état d’esprit permanent de performance dans l’administration de la Ville

La performance passe par quelques mesures structurantes d’où découleront une meilleure efficacité et de substantielles économies:

  • Je souhaite une gouvernance simplifiée et efficace
  • Je réduirai le nombre d’organismes dépendant de la Ville (sociétés publiques locales, sociétés d’économie mixte et établissements publics) afin de dégager des économies de structure et d’accroître leur efficacité.
  • J’accélèrerai le regroupement et la rationalisation des implantations des services centraux de la Ville.
  • Je réduirai le nombre de directions, par exemple en les alignant sur le nombre d’adjoints : il faut que les services administratifs diminuent de volume afin que nous puissions renforcer les services publics de proximité et du contact direct avec les Parisiens.

Je présiderai une commission de réforme des services publics parisiens.

  • Les services publics seront encore améliorés. Simplification des démarches administratives, dématérialisation et numérisation : tout sera possible en une seule opération avant fin 2015
  • Les services publics seront ouverts sur des plages horaires étendues
  • La modernité, l’efficacité du service public est d’intervenir à la bonne échelle sur les bons sujets : mutualisation et transfert pour une plus grande efficacité à gérer au niveau de la Métropole. Le transfert des compétences et des ressources ne se fera pas au détriment de Paris et de ses actions, de ses services publics.

Continuer à investir dans le respect de nos grands équilibres financiers

Nous avons rattrapé une grande part du retard accumulé par les municipalités de droite qui nous ont précédés.

Pour autant, les besoins des Parisiens exigent une poursuite de cet effort : logements sociaux, écoles, crèches, espaces verts, tramways, aménagements de voirie, couverture partielle du périphérique, etc. Personne ne peut nier la nécessité de continuer à équiper Paris des équipements indispensables à la qualité de vie de ses habitants.

Mais ces investissements ne dégraderont pas l’excellente situation financière actuelle de Paris.

La dette doit rester soutenable : Paris est actuellement une des villes les moins endettées de France, elle doit le rester. Nos ratios d’endettement resteront inférieurs à ceux des grandes villes françaises : 41 % quand la moyenne des villes de plus de 100 000 habitants atteint 78 %.

Je veillerai donc à ce que les économies sur le fonctionnement des services et les recettes non-fiscales permettent de dégager une épargne importante, qui nous permettra de financer la plus grande partie de nos investissements.

Publié le mercredi 13 novembre 2013 à 13h15