Bruno Julliard : "Mme Kosciusko-Morizet privilégie ses rythmes de campagne électorale à ceux des enfants Parisiens‏"

Depuis une semaine, Nathalie Kosciusko-Morizet manifeste un intérêt soudain pour l’école. La dernière fois qu’elle évoquait le sujet avec autant de conviction, c’était en tant que porte-parole de Nicolas Sarkozy pour justifier les 60 000 suppressions de postes décidées par son gouvernement.

Sur la question des rythmes éducatifs, la porte-parole de la droite parisienne fait preuve de la même amnésie : c’est bien le gouvernement auquel elle appartenait qui a décidé sans aucune concertation et contre l’avis de toutes les parties prenantes, le passage à la semaine de quatre jours à la rentrée 2008. Avec 144 jours de classe seulement par an, la France était devenue le pays européen avec le nombre de jours travaillés le moins élevé et imposant à ses écoliers les journées les plus intenses et épuisantes, au mépris de l’intérêt de l’enfant.

Après avoir consciencieusement défendu la mise à sac de l’école entre 2007 et 2012, la députée de l'Essonne prend la pose d’une improbable porte-parole de légions d’écoliers fatigués et de leurs parents déboussolés, faisant preuve d’un insupportable cynisme. Pour n’en prendre qu’un exemple, il nous sera permis de douter de la sincérité de celle qui défendait encore bec et ongles début 2012 la suppression de la formation des enseignants lorsqu’elle prétend aujourd’hui s’inquiéter des qualifications des personnels encadrants travaillant auprès des enfants !
A défaut de projet, Mme Kosciusko-Morizet propose donc un site internet. Plutôt que de se préparer à gouverner, Mme Kosciusko-Morizet tente de souffler sur les braises, en espérant qu'en mars prochain elles se transforment en bulletins de vote. Sans mémoire ni projet, sur l'école comme sur le reste, Mme Kosciusko-Morizet se contente d’un calcul politicien dont elle sortira perdante. Car comme elle le dit si bien, « nos enfants méritent mieux ».
Une fois encore, c’est de son avenir qu’elle se préoccupe plutôt que de celui des Parisiens et de leurs enfants.
Bruno Julliard, porte-parole d'Anne Hidalgo
Publié le mercredi 2 octobre 2013 à 12h56