Nous prenons connaissance des propositions de Mme de Sarnez relatives au logement. Dans ce qu’elle présente comme un « plan Marshall pour le logement », nous constatons une certaine proximité avec nombre de propositions d’Anne Hidalgo, détaillées à de multiples reprises ces derniers mois et présentées plus en détails aux acteurs de l’immobilier rencontrés le 3 octobre dernier.
Ainsi, nous nous réjouissons que Mme de Sarnez souhaite livrer 10 000 logements par an (100 000 en 10 ans), respecter l’obligation de 25% de logements sociaux de la loi SRU en 2025, associer les investisseurs privés dans ce plan, user du droit de préemption dans le diffus, transformer l’usage du parc existant...
Ayant l’antériorité de la présentation de ces propositions qui ont soulevé une forte opposition de la droite parisienne, nous constatons les importants désaccords de Mme de Sarnez avec Mme Kosciuscko-Morizet.
En effet la députée de l’Essonne, fidèle porte-parole de la droite parisienne, refuse catégoriquement toute préemption, alors que Mme de Sarnez évoque 30 000 logements sociaux issus de préemption.
Mme de Sarnez souhaite que plus de logements sociaux soient construits dans des arrondissements de l’ouest parisien, quand les soutiens de Mme Kosciuscko-Morizet, en responsabilité dans ces arrondissements, les ont toujours refusés et ne veulent pas en entendre parler.
Mme de Sarnez propose un plan Marshall pour le logement, nécessitant un fort investissement budgétaire de la mairie de Paris. Ce louable engagement, dans la continuité de la politique de la majorité actuelle, apparait en totale contradiction avec la volonté de la députée de l’Essonne de diminuer le budget de la ville de Paris d’un milliard d’euros par an. Non seulement le budget consacré au logement ne pourrait être maintenu en l’état, mais il devrait même très fortement diminuer, rendant impossible une seule des propositions de Mme de Sarnez !
Mme Kosciuscko-Morizet condamnera-t-elle ces propositions avec le même dédain dont elle a fait preuve pour celles avancées par Anne Hidalgo ?
Rémi Féraud et Jean-Louis Missika, directeurs de campagne d'Anne Hidalgo













