Corine Barlis

François Lebel, sa municipalité et les logements sociaux : un problème de longue durée

D’après un article mis à la disposition des citoyens sur le blog Libération de Février 2011, l’actuel maire sortant du 8e arrondissement annonçait travailler méticuleusement sur les logements sociaux et sur leur potentielle attribution avec la mature et démocratique méthode du « pif », laissant son arrondissement à la place de grand premier de ceux qui ne donnent presque aucun potentiel de logement social aux habitants de Paris. Il surenchérit, avec sa délicatesse et sa poésie bien connue en disant qu’il faut, pour vivre dans l’arrondissement dont il est le maire, ne pas être de «ces gens qui ne s’habillent pas chez Hugo Boss et Armani». Triste constat Monsieur le Maire, il y a bien des citoyens qui ne s’habillent pas chez Hugo Boss et Armani et nous vous en faisons la confidence, ils sont des plus charmants et des plus civilisés !

Se plaignant, évidemment –car selon la logique du Tartuffe, on se plaint toujours des conséquences de ses déboires, de la disparition de commerces et des services publics, François Lebel n’hésite cependant pas à attribuer certains des logements utilisables pour les logements sociaux à certains de ses « copains ». Les copains, comme il est de coutume pour ces gens de Droite qui se voudraient encore voir à la place d’élus municipaux installés démocratiquement, sont toujours plus importants que les citoyens de Paris.

Il continue en expliquant son point de vue plus que pertinent et égalitaire et explique que «la pénurie bien réelle de logements en Île-de-France ne pourra trouver solution que dans le cadre d’un grand Paris… Mais certainement plus dans le cadre étroit et sur-densifié Paris actuel». C’est naturellement évident pour cet élu de Paris, que le centre de Paris ne serait accessible qu’à quelques privilégiés et qu’on le placerait dans des quartiers plus éloignés ceux qui ne pourraient répondre aux attentes financières de son arrondissement. L’égalité des chances, vous connaissez Monsieur le Maire ?

Nous rappelons que c’est de cette municipalité ci que sont issus la candidate UMP Martine Merigot de Treigny et ceux qui se battent à ses côtés. C’est ce Maire là qu’ils soutiennent actuellement, et c’est pour cette forme de démocratie qu’ils comptent se battre et défendre. L’individualisme, le pouvoir et l’élitisme sont les seuls mots qu’ils défendent. Voter pour eux, c’est voter pour une municipalité qui ne changera jamais et qui ne répondra jamais à l’attente de la majorité des citoyens du 8e. Une majorité silencieuse, qui, puisqu’elle ne s’habille pas chez Boss ou Armani, est contrainte au silence.

Anne Hidalgo et ses têtes de liste s’engagent à faire du logement une priorité. Corine Barlis a pour conviction que tous les habitants doivent avoir le droit au logement, et ce sera aussi son combat dans le 8e arrondissement.

Nous terminerons en rappelant la phrase de Beckett, un certain auteur de théâtre que Monsieur Lebel pourrait lire ou relire afin de trouver image à l’absurdité de sa propre gestion de sa municipalité, qui disait que « se donner du mal pour les petites choses, c’est parvenir aux grandes avec le temps ». Réveillez-vous, Madame Merigot de Treigny et Messieurs Lellouche et Decelle ! N’y-a-t-il, actuellement, dans l’arrondissement dont vous convoitez la municipalité, d’autres problèmes que votre égo ?

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Publié le mercredi 18 décembre 2013 à 10h58