Pierre Aidenbaum a rendu hommage aux personnes déportées en raison de leur homosexualité lors du vernissage de l'exposition réalisée par "Les oublié.e.s de la Mémoire"
Trop longtemps ignorée, l’histoire des « triangles roses » occupe désormais toute sa place dans le devoir de mémoire. En effet, les déportés pour motif d’homosexualité représentent entre 5 000 et 10 000 internés au sein du système concentrationnaire nazi, avec un taux de mortalité globale estimé à 60%. Plusieurs décennies ont pourtant été nécessaires avant qu’aboutisse officiellement le travail de reconnaissance, entrepris par quelques militants déterminés.
C’est dans cet esprit que l’association Les Oublié-e-s de la Mémoire a réalisé l’exposition « La déportation pour motif d’homosexualité », en partenariat avec le ministère de la Défense, l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre, la Fondation pour la mémoire de la déportation, l’Œuvre nationale du Bleuet de France et la Ville de Paris.
Comme l’a souligné Pierre Aidenbaum, lors du vernissage, samedi 9 novembre : « Aujourd’hui encore, certaines personnalités de droite en mal de notoriété contestent la réalité historique de ces faits, cherchant à voir dans la déportation pour motif d’homosexualité « une légende », en la renvoyant à un ailleurs, hors des frontières forts opportunément élastiques de ce qu’ils veulent bien reconnaitre comme la France. Or oui la France occupée a déporté des gays et des lesbiennes, cela a eu lieu chez nous. Il est de notre devoir comme représentant de la nation de le rappeler. Il est de notre devoir à tous de s’en souvenir pour éviter de répéter les erreurs et les horreur du passé. »
Le ravivage de la « flamme de l’espérance » et plusieurs intermèdes musicaux, interprétés par le chœur de femmes Les Gamm’Elles et l’orchestre de chambre Les Concerts Gais, sont venus ponctuer ce moment de recueillement et de vigilance.






