La droite présente un programme bâclé et squelettique

En 2008, Françoise de PANAFIEU avait surpris tout le monde avec un projet de 16 pages d’une insoutenable légèreté; en 2013, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET bat ce record qui semblait indépassable avec un programme de 12 pages. Qui dit moins ?

A lire ledit projet, un tweet aurait suffit : que les Parisiens me donnent les clés de la mairie, je ne vais quand même pas me fatiguer à écrire un programme structuré.

Le document présenté aujourd'hui est un tissu de banalités et de généralités. La députée de l'Essonne continue à citer des chiffres faux, comme l'ont démontré plusieurs chroniques de desintox. Les rares propositions concrètes se divisent en quatre catégories :

  • Celles déjà mises en œuvre par la municipalité actuelle, comme par exemple, le fait de réserver des locaux pour les petits commerces de proximité afin de lutter contre l'uniformisation des quartiers, ce qui est réalisé à travers la politique Vital Quartier, depuis 2001. Ou encore le fait de favoriser des expérimentations innovantes en lançant des appels à projets de façon à valoriser les start-ups créatives : la Mairie de Paris a déjà lancé au moins 7 appels à projets de ce type depuis 2008.
  • Celles qu'elle a "empruntées" aux propositions d'Anne Hidalgo et d'Oser Paris, telles que la création de voies réservées aux véhicules partagés sur les autoroutes du Grand Paris ou celle sur le développement des bornes de recharge électrique dans l'espace public.
  • Celles qui sont techniquement et financièrement irréalistes, comme la couverture totale du périphérique parisien. Près des trois quarts du périphérique sont soit de plain-pied, soit en surplomb, ce qui rend la couverture impossible.
  • Celles qui renvoient aux valeurs conservatrices de la droite parisienne et représenteraient une régression pour Paris en matière de mixité sociale, comme le violent coup de frein à la construction de logements sociaux à Paris et la confusion volontairement entretenue sur la définition des classes moyennes, puisque 70% des Parisiens sont éligibles au logement social.

En outre, aucune de ces mesures n'est chiffrée. Elle annonce même un coût de 0€ pour la couverture du périphérique qu'elle veut financer à l'aide de partenariats public-privé. Sans doute grâce à l'expérience qu'elle a acquise au Ministère de l'Environnement...

Avec ce programme squelettique, la candidate UMP confirme qu'elle ne travaille pas sur le fond, ne consulte pas, ne croit pas à l'intelligence collective. Paris mérite mieux qu'un programme baclé, sans souffle et sans vision.

Communiqué de Jean-Louis MISSIKA et Rémi FERAUD, directeurs de campagne.

Publié le mardi 5 novembre 2013 à 13h51