NKM, Beigbeder, Mérigot de Treigny, Lebel, Lellouche, Decelle (dissident refusant le choix de la même NKM) : le feuilleton le plus dramatique de ces municipales parisiennes – pour la droite – a lieu dans le 8e arrondissement parisien. Gangrénée par les habitudes, la certitude d’un pouvoir qui ne peut leur échapper, les guerres internes, les égos surdimensionnés, l’ensemble derrière une chef de file contestée et un parti déchiré, l’équipe sortante n’en est plus une.
Depuis octobre, les socialistes locaux mènent campagne derrière Anne Hidalgo et leur cheffe de file locale, Corine Barlis. Liste bouclée, actions quotidiennes sur le terrain, réunions, porte-à-porte, tractages, marchés : leur campagne bat son plein. Après plusieurs semaines de calme relatif, tant les vieilles habitudes sont ici tenaces, le travail de rassemblement et d’investissement dans l’arrondissement, conjugué à l’écoeurement de militants et sympathisants de droite, permettent aujourd’hui d’envisager un résultat historique.
Chaque jour, de manière directe ou plus discrète, des militants de la droite locale, des sympathisants ou des curieux nous avouent leur dégoût d’une municipalité d’arrondissement à la traîne, refusant d’évoluer, et dont le premier édile depuis 30 ans n’a su attirer l’attention des médias (hors déchirement actuel) que lors de sorties orales homophobes. Le député actuel, enfin, et qui s’est illustré par des sorties douteuses sur les roms, aurait été récupéré in extremis sur la liste dite « officielle », au prix d’un énième psychodrame interne.
Aujourd’hui, nous en avons la certitude : les parisiens du 8ème veulent du changement et donner une leçon de démocratie à ceux qui ne respectent plus rien car trop enfermés dans leur guerre fratricide. Symbole du Paris le plus scintillant, avec les Champs-Elysées, le Parc Monceau et le Triangle d’or, le 8e arrondissement peut-il créer la surprise ? Les espoirs sont permis.
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