La Ville de Paris a mené une politique active en faveur du logement social depuis 2001, en y consacrant plus de quatre milliards d'euros, qui ont permis d’atteindre l’objectif de 20 % de logements sociaux. J’ai pris l’engagement de poursuivre cet effort.
55.000 logements ont été attribués depuis 2001, dans des conditions de rupture par rapport aux pratiques antérieures. Des règles d’équité et de transparence ont été mises en place et respectées, et le Maire de Paris n’intervient plus dans le processus d’attribution, qui a été délégué à une commission indépendante. Ainsi, comme ce dernier s’y était engagé, aucun logement social n’a été attribué à un adjoint au Maire ou à un Conseiller de Paris depuis 2001.
Parce que le nombre de demandeurs de logements sociaux (près de 135.000) et la situation de tension sur le marché de la location obligent les élus à une vigilance absolue et à un parfait respect des règles d’attributions, je veux amplifier et améliorer ces dispositions.
Les règles d’attribution doivent être simplifiées, rendues plus claires et plus lisibles pour les demandeurs. Je me suis prononcée en faveur d’un dispositif de cotation des demandes de logement. Si je suis élue, il sera mis en place sans délai à Paris et permettra d’objectiver chaque situation, d’accélérer les processus d’attribution et de les rendre moins administratifs et impersonnels.
C’est avec le même objectif que je propose la mise en ligne de l’offre de logements sociaux vacants, afin que les demandeurs puissent se porter candidats directement sur des logements précis.
Parce que la mobilité est insuffisante dans le parc social et que des solutions innovantes doivent être proposées, j’exigerai aussi que les possibilités d’échange de logement entre locataires soient facilitées. Une amélioration des dispositifs de contrôle des revenus des locataires en place, et le renforcement des règles de sur-loyer, que j’appelle de mes vœux, doivent également permettre d’aller dans ce sens, au bénéfice des familles parisiennes qui sont aujourd’hui en attente d’un logement.
S’agissant des élus, je souhaite qu’aucun conseiller de Paris ne soit locataire d’un logement attribué par la Ville de Paris ou un de ses bailleurs. J’ai annoncé la création d’une Commission de déontologie qui aura à se prononcer sur la situation des élus au regard de tout sujet portant potentiellement conflit d’intérêt et elle sera évidemment compétente pour examiner ces sujets. Si des situations exceptionnelles devaient justifier une dérogation aux règles que je souhaite édicter, c’est elle qui aurait à en connaitre. Chaque candidat sur les listes que je présente, devra, avant les élections, signer une charte d’engagement en ce sens.






