Pierre Aidenbaum

Lutter contre les violences faites aux femmes

Crédit Photo : Mathieu Delmestre

Lundi 25 novembre, journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes : Anne Hidalgo a rencontré l’association ‘FIT Une femme, un toit’ qui accueille et accompagne de jeunes femmes victimes de violences.

Dans le cadre de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, Anne Hidalgo a visité le Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS) «Les Universelles», dans le 3e arrondissement, tenu par l’association ‘FIT Une femme, un toit’. Elle était accompagnée de ses porte-parole Ian Brossat et Myriam El Khomri, de l’ancienne ministre Dominique Versini, de Seybah Dagoma, députée, d’Olga Trostianski et Pierre Aidenbaum maire du 3e.

Avec l’équipe de l’association ainsi qu’avec plusieurs femmes hébergées dans le centre, elle a pu évoquer la lutte contre les violences et le nécessaire accompagnement des victimes, le plus souvent enfermées dans le silence et l’isolement.

Anne Hidalgo a réaffirmé l’extrême nécessité d’accompagner et de soutenir les victimes et les associations et s’est engagé à faire de la lutte contre les violences faites aux femmes un axe important de son projet.

Elle propose ainsi :

  • La création d’un observatoire parisien exclusivement dédié aux violences faites aux femmes. Prévu dans le cadre de l’accord PCF-PS pour les Municipales de 2014, ce lieu permettra de mener des études et des actions de sensibilisation, de protection (hébergement d’urgence, systèmes d’alerte) et d’accompagnement nécessaires pour les victimes (logement pérenne) ;

  • La mise en place d’un dispositif innovant de communication s’appuyant sur des supports web et sur les réseaux sociaux. Il viendrait compléter le dispositif Femmes en Très Grand Danger, piloté par le Parquet, qui met à disposition des femmes victimes de menaces graves un téléphone portable comportant un bouton d’urgence ;

  • L’obligation pour les bailleurs sociaux que des logements soient dédiés à l’accueil des femmes victimes de violence ;

  • La généralisation des postes d’intervenants sociaux dans les commissariats parisiens, en complément des «réseaux d’aide aux victimes» déjà présents dans douze arrondissements de la capitale ;

  • Le développement des formations à destination des professionnels : médecins, magistrats, travailleurs sociaux, policiers, gendarmes… ;

  • Enfin, l’ouverture d’un nouveau centre d’accueil de femmes victimes de violences, en plus des trois centres existants financés par la Ville de Paris.

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Publié le lundi 25 novembre 2013 à 18h55